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Historique de G.A.T.I.E.F. Fondation

La FONDATION VIE ET LUMIERE EN ROUMANIE a vu le jour en 1995 après une longue expérience de plusieurs années sur le terrain et une activité parmi les enfants abandonnés des rues de Bucarest.


Devant le drame que vivent ces enfants, une première action a été menée et aujourd'hui un travail de prévention a été entrepris pour sauver les enfants avant leur venue dans les grandes villes, avant que la drogue, la prostitution, la violence ne les détruisent totalement.






Soutiens de la fondation


LA FONDATION VIE ET LUMIERE est soutenue par le GATIEF (Gipsies and Travellers International Evangelical fellowship ) organisation internationale dont la FRANCE, les USA, la HOLLANDE, la SUEDE, la NORVEGE, la SUISSE, la FINLANDE, l'ANGLETERRE sont membres .

La FONDATION VIE ET LUMIERE est ouverte à toute proposition d'aide de la part d'organisations ou d'associations qui auraient les mêmes buts et les mêmes objectifs.




Action de la Fondation "VIE ET LUMIERE"

Création de maisons d'enfants


Dans le seul but d'accueillir les enfants abandonnés , un premier centre avait été créé pour recevoir une quinzaine d'enfants de 3 à 15 ans , (les locaux ne permettant pas d'en recevoir d'avantage) enfants encadrés par un personnel qualifié permanent de 12 à 14 personnes. Un éducateur et un psychologue sont attachés à l'établissement pour faire face aux traumatismes psychologiques subis par ces enfants.( Certains ont été battus, abusés sexuellement, d'autres ont subi des violences de toutes sortes ). Depuis 2001 un nouveau centre a été construit qui permet l'accueil d'un plus grand nombre d'enfants. Le principe du fonctionnement est basé sur celui de la vie de famille, une partie du personnel vivant en permanence avec les enfants 24 h sur 24 . Le suivi médical des enfants du centre est assuré par le Pédiatre attaché à l'établissement et un dossier médical est tenu pour chaque enfant (prévention, vaccins, dépistage ) . Le programme nutritionnel est établi par le pédiatre et les responsables du centre . Les plus grands participent au système scolaire local pour faciliter une meilleure intégration à la vie normale. Des activités culturelles et sportives sont au programme . Les plus petits participent ,dans la maison d'enfants , à des classes de pré-scolarisation et aux classes de maternelle locales.
Dans le nouveau centre, qui à été terminé printemps 2001, quarante à cinquante enfants pourront être accueillis.

Le complexe est composé:
- d'une maison d'enfants
- d'un centre éducatif et de formation
- de deux cabinets médicaux de consultation
- et d'un cabinet dentaire.
Deux chambres de " quarantaine " sont prévues pour isoler et soigner les enfants recueillis nouvellement avant de les intégrer avec les autres enfants du centre; ceci pour éviter tout risque d'épidémies et de contaminations

Action de la Fondation "VIE ET LUMIERE"
Activité médicale mobile


Image des enfants avec la BMW Pour une prévention efficace et pour éviter que les enfants des zones rurales de grande pauvreté n'aillent rejoindre les enfants des rues pour survivre , la prise en main de ces populations est nécessaire .
Beaucoup de villages sont peuplés de tziganes ,qui vivent dans un très grand dénuement, s'entassant dans des huttes de terre glaise et de branchages de 3m x 3m., familles nombreuses ( 6 à 12 enfants )sans ressources survivant dans des conditions d'hygiène épouvantable ( , sans eau, ni électricité ) . Image d'une ou deux maison en terre
On dénombre près de 3 millions de tziganes en Roumanie dont la grande majorité survivent dans des conditions insoutenables , bien en dessous du seuil de pauvreté supportable . Cette situation engendre des conflits qui dégénèrent avec les populations locales . De véritables épidémies ravagent ces populations et les services sanitaires, faute de moyens, n'interviennent que très rarement . Nous avons commencé la prise en charge de plusieurs villages . Notre antenne médicale mobile se rend sur place auprès de ces populations , bien souvent dans des conditions très difficiles , en 1999 elle est intervenue 4760 fois ! Les maladies les plus fréquentes constatées par notre équipe médicale , sont liées à la malnutrition et au manque d'hygiène : parasites, gales, vers solitaires, purulences de toutes sortes, pneumonies, otites , cirrhoses , hépatites , diarrhées et dysenteries, rachitisme . On dénombre de nombreux cas de méningites , de tuberculose , de troubles mentaux et quelques cas de choléra . De nombreux enfants naissent rachitiques et mal formés . Par manque de suivi médical les jeunes mères sont souvent atteintes de septicémies . Les cas les plus graves sont dirigés vers les centres hospitaliers locaux avec qui nous avons d'excellentes relations recevant matériel médical et médicaments .
Nous expédions régulièrement chaque année, de France 800 à 900 kg de médicaments pour notre propre usage et partageons bien souvent avec les dispensaires locaux qui en manquent dramatiquement .
Chaque village et chaque enfant visité fait l'objet d'un dossier et d'un suivi régulier .Chaque semaine, par rotation, le même village est visité par notre équipe médicale et un rapport est tenu à la disposition des autorités sanitaires départementales .
Devant le succès de l'antenne médicale mobile et l'approbation des autorités sanitaires nous souhaitons multiplier le nombre de véhicules d'intervention ( le coût de fonctionnement d'une antenne étant très peu élevé soit : 4000 à 5000 FR par mois, salaire du pédiatre, déplacement et entretien du véhicule de type ambulance inclus). Nous pratiquons une " médecine de guerre" comme le font dans des cas d'exception les O.N.G style M.S.F et M.D.M.

Nous souhaitons , activement, la création d'un partenariat avec des organisations tel que " Médecins du monde " Notre nouveau centre, opérationnel depuis le mois de Mai 2001, reçois à ce jour 25 enfants et nous en accueillerons une trentaine d'ici 2002.

Action de la Fondation "VIE ET LUMIERE"
Formations


Dans chaque village , des femmes appartenant aux divers groupes ethniques, sont formés dans des séminaires pour jouer le rôle de médiatrices , conseillères et assistantes sanitaires , travaillant avec les familles et nos équipes, pour apporter conseils et assistance aux mères et aux familles . Dans notre nouveau centre nous souhaitons développer la formation de femmes pouvant jouer le rôle d'assistante sanitaire . Des séminaires de formation sont programmés pour développer ce secteur d'activité qui nous parait très positif. D'autre part nous envisageons des stages de formation pour jeunes gens Tziganes. Le but de ces séminaires consiste à éduquer des jeunes Tziganes pour une préparation à un travail spécifique au sein de leur peuple. Education, sociologie primaire, connaissance de la législation concernant les droits des minorités nationales, les droits et les devoirs des citoyens (mêmes tziganes), approche de l'informatique et d'une langue vivante, redécouverte des aspects de la culture et de la langue tzigane. De spécialistes tziganes de renommée Européenne participent à cette formation : Nicolae GUEORGY ( tzigane roumain, professeur de sociologie à l'université de Bucarest , directeur à l'O.S.C.E pour les affaires tziganes et conseillé auprès du Conseil Européen), Miranda VOLSTROOM ( tzigane Finlandaise conseillère Européenne) et de nombreux autres spécialistes pouvant répondre aux attentes des programmes. Nous souhaitons, dans ce domaine, la participation active de l'O.S.C.E et du Conseil de l'Europe chargé des affaires Tziganes.

Action de la Fondation "VIE ET LUMIERE"
Sauver un village


En partenariat avec les autorités locales , nous construisons des " chalets " de bois pour réhabiliter les familles les plus pauvres et changer leurs conditions de vie et d'hygiène a fin d'obtenir un meilleur résultat sur le plan sanitaire et médical . Dans la plu part des cas, l'eau y est installée par adduction ou par forage d'un puits et un lavoir y est construit ce qui est le minimum . L'opération " sauver un nid " a été lancée avec la participation du G.A.T.I.E.F Finlandais et nous travaillons à ce jour à la construction de 30 maisons, d'une école et d'une salle polyvalente pour y installer 30 familles tziganes parmi les plus pauvres et non scolarisés du village de Kenari. Ce village Tzigane sera terminé au printemps 2002 . La visite de nos équipes et l'intérêt que nous portons à ces populations redonnent espoir. Nombreux sont ceux qui veulent s'en sortir . Des programmes de scolarisation adaptés et spécialisés sont à l'étude pour être mis en place dans les villages et hameaux .

Action de la Fondation "VIE ET LUMIERE"
Action humantaire


Nous sommes conscient que l'aide ponctuelle même si elle est nécessaire, n'apporte qu'une solution temporaire au problème de la grand pauvreté . Toutefois régulièrement nous faisons parvenir en Roumanie plusieurs dizaines de tonnes de vêtements, de couvertures, de nourritures et de matériels divers qui sont distribués dans les villages par nos équipes. Celles-ci tiennent la liste des populations que nous suivons.

Action de la Fondation "VIE ET LUMIERE"
Situation de fait


Depuis 1989 des milliers de Tziganes ont cherchés et cherchent encore à fuir les Pays de l'Est pour immigrer vers les Pays de la Communauté Européenne. La Roumanie n'est pas exempte de ce phénomène et des centaines de familles essaient avec plus ou moins de succès de s'installer en France, Allemagne, Italie, Belgique, Angleterre, etc. ... Cette hémorragie n'est pas sans conséquence pour les pays d'accueil qui se trouvent confrontés à de nombreux problèmes sociaux et politiques, ne sachant pas comment gérer cette pauvreté importée. Dans la plus part des cas, il s'agit d'une migration clandestine d'une population qui n'obtient que très exceptionnellement des permis de séjour ou de résidence surtout au regard de leur origine Tzigane ( exemple récent de familles refoulées par l'Allemagne, l'Angleterre et le Canada vers leur pays d'origine ) Ces familles, ayant tout sacrifié, se retrouvent dans leur pays d'origine plus malheureuses qu'à leur départ. Il s'agit donc , dans la plus part des cas , d'une population en situation irrégulière, ne pouvant obtenir d'emplois et étant obligée de survivre de mendicité. Certains d'entre eux, fragilisés par leur déracinement et la nécessité de s'en sortir, deviennent des proies faciles pour les organisations mafieuses et entrent dans les circuits de la délinquance, avec toutes les conséquences que cela entraîne. Les reconductions à la frontière sont fréquentes mais ne se sont jamais avérées des solutions efficaces; bien au contraire Rentrant au pays et retrouvant l'hostilité et la misère, ils cherchent à entraîner leur famille à tenter une nouvelle fois l'aventure vers l'occident. Il n'est pas rare que les mêmes familles aient étés expulsées quatre à cinq fois en peu de temps. Pour enrayer cette fuite éperdue vers l'Ouest, il faut d'abord comprendre pourquoi et dans quelles conditions vivent ces populations. On compte deux à trois millions de Tziganes en Roumanie ( plus de 10% de la population roumaine ), peut être plus pour certaines organisations, ( les chiffres donnés par les officiels sont contradictoires ). Les Tziganes représentent une des plus importantes minorités nationales en Roumanie. Plus de 60% d'entre eux survivent bien au-dessous du seuil supportable de grande pauvreté, 35% vivent à peu près correctement, les autres 5% sont ceux qui après un séjour en Europe de l'Ouest où par assimilation, se sont dissous dans la société roumaine, certains allant jusqu'à refuser ou cacher leur identité Tzigane. Les situations conflictuelles sont fréquentes; des cas de violences organisées à contre des villages ou des quartiers tziganes ne sont pas rares comme le rappelle le sociologue tzigane Nicolae Georgi ( de la direction de l' O.S.C.E ) dans ses rapports sur l'irrespect des droits de l'homme en Roumanie contre ces populations Tziganes. " Il n'est pas bon d'être Tzigane aujourd'hui dans les Pays de l'Est ". Jusqu'à ces dernières années, la justice n'a jamais donné droit aux Tziganes ni fait payer les auteurs des pogromes et actes de violences. Depuis 1995, les choses ont commencé à changer grâce à la voix des associations de défense des Roms créées récemment. Ce changement nous donne l'espoir de voir plus de justice à l'égard des minorités tziganes; justice qui leur donnerait droit au travail, à la liberté culturelle et à une vie plus décente. Devant tant d'hostilité, d'injustice et de misère on comprend mieux pourquoi ils désirent de fuir un pays qui les rejette et qui les a tenu pour esclaves pendant plus de 250 ans (l'esclavage des Tziganes en Roumanie a été aboli en 1860, mais dans l'esprit de nombreux roumains les tziganes restent des sous-individus). Face à ce constat et aux problèmes que rencontrent ces populations, notre action consiste aussi à intervenir sur le terrain par un travail de prévention. Nous apportons une assistance aux familles susceptibles de fuir la Roumanie et nous soutenons aussi les familles et les individus lors des conflits à caractère raciste et xénophobe. En les informant nous essayons de les sécuriser; en les aidant, nous les incitons à rester dans leur pays.

CONCLUSION

Ce programme s'inscrit dans un travail à long terme dont les objectifs sont divers:
la participation au sauvetage des familles et des enfants;
le freinage voire le blocage d'une émigration dramatique;
la formation d'une nouvelle génération d'hommes et de femmes aptes à construire au sein de leur peuple un avenir meilleur.

Le centre Vie et Lumière de TG-MURES est un outil de travail pour une génération qui demain sera capable de continuer ce que nous aurons commencé , capable enfin de donner un espoir autre que celui d'une émigration incertaine.

Nous gardons l'espoir que la " VIE ET LA LUMIERE " renaîtront dans les villages , les familles et le cœur des enfants de Roumanie .